Cure51 récupérera les dossiers médicaux, imagerie et analyses biologiques de 1 300 patients aux stades terminaux de cancers très agressifs. L’idée est d’identifier quelles défenses biologiques spécifiques ils ont activées pour aider d’autres patients.

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Un chercheur dans un laboratoire dédié aux thérapies ciblées dans le traitement du cancer à Illkirch-Graffenstaden en Alsace (illustration), le 5 mars 2024. (THOMAS TOUSSAINT/MAXPPP)

Alors que les oncologues du monde entier se réunissent depuis vendredi 31 mai au Chicago Cancer Congress pour discuter des traitements les plus innovants, une start-up en France, soutenue par le réseau Unicancer, veut percer le secret des patients qui subissent des traitements très agressifs pour survivre. cancers. alors qu’ils sont au stade terminal de la maladie. Cure51 en récupérera toutes les données “miracles”.

Quelle est la recette de ces survivants exceptionnels ? Des dizaines de milliers d’entre eux survivent dans le monde, même s’ils souffrent d’un des cancers du pancréas, du poumon ou du cerveau les plus agressifs et sont en phase terminale. Pour le savoir, une start-up parisienne construit la première base de données mondiale de ses faiseurs de miracles. Cure51 collectera les dossiers de 1 300 survivants rassemblés dans 45 pays. “On aura tous leurs dossiers médicaux, leurs imagerie”explique Nicolas Wolikow, PDG de Cure51. “Nous récupérerons également toutes leurs analyses biologiques.”

“Et nous allons aussi et surtout, c’est la grande nouveauté, rapatrier les tissus, les cellules et les tumeurs que nous allons séquencer.”

Nicolas Wolikow, PDG de Cure51

chez Franceinfo

“Nous ferons du profilage moléculaire pour comprendre les mécanismes d’interactions entre ces cellules et leur environnement”, développe Nicolas Wolikow.

L’objectif est de fabriquer des médicaments pour tous ceux qui ne survivent pas à ces formes de cancer très agressives. « Nous savons que ces patients ont survécu, souligne Nicolas Wolikow. On sait donc qu’ils disposent inévitablement de mécanismes de défense biologiques très spécifiques. Nous allons essayer de les identifier et de les transformer en médicaments qui bénéficieront à tous les patients. »

“C’est comme un gros entonnoir : vous analysez ces 1 300 patients, vous identifiez les points communs, puis vous les passez au crible pour essayer d’identifier le plus petit dénominateur commun que vous pouvez utiliser pour développer des médicaments.”

Nicolas Wolikow

chez Franceinfo

Pour y parvenir, l’oncologue qui supervise le projet va tant bien que mal copier les réponses des cellules de ces survivants exceptionnels. « Soit les patients, qui ont une très longue survie, activent des voies qui les rendent beaucoup plus réactifs aux traitements, par exemple des voies liées à l’activation du système immunitaire, eDans ce cas il faudra activer l’autoroute du système immunitaire Docteur Olivia Le Saux du centre Léon Bérard de Lyon. “Ou au contraire, les patients ayant des réponses exceptionnelles n’activent pas une voie particulière impliquée dans la résistance au traitement et il faudra dans ce cas l’inhiber.”

Pour traiter toutes ces informations, les chercheurs utiliseront des technologies avancées et l’intelligence artificielle, notamment pour comparer les données des survivants avec celles des patients décédés, qui ont pourtant eu le même traitement dans le même hôpital et pour le même type de cancer. .



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