Un chapeau de crevette, une amande sous un parapluie, une bouteille de sauce soja en arrière-plan partageant l’ombre d’un bouleau avec un pot de mayonnaise… Quelle mouche l’artiste Claud Spadafora a-t-il frappé lorsqu’on lui a proposé d’illustrer la Une d’un magazine scientifique ultra-spécial ?

Le tableau « Un dimanche après-midi à l'île de la Grande Jatte » (1884-1886), du peintre Georges Seurat.
Le tableau « Un dimanche après-midi à l’île de la Grande Jatte » (1884-1886), du peintre Georges Seurat.

Le résultat de sa réflexion avec le chercheur en immunologie Joshua Koenig de l’Université McMaster du Canada, en Ontario, la couverture de Médecine translationnelle scientifique rend hommage d’après l’immense tableau de Georges Seurat Un dimanche après-midi sur l’île de la Grande Jatte, conservé à l’Art Institute de Chicago.

Dans ce numéro du 7 février 2024, deux articles rédigés par des chercheurs décortiquent les mécanismes cellulaires des allergies provoquées par l’ingestion d’aliments dits « allergènes », comme les fruits à coque, les poissons et crustacés ou encore le lait et les œufs. L’équipe de Joshua Koenig a notamment découvert comment l’organisme mémorise l’allergie. Il s’agit d’un travail de recherche fondamentale, qui pourrait conduire au développement de nouveaux traitements anti-allergiques, espèrent les chercheurs.

Mais le choix de cette couverture s’explique aussi – et seuls les spécialistes peuvent comprendre le clin d’œil – par le fait qu’en biologie une manière de représenter des sous-groupes de cellules utilise des points et des couleurs. Ce graphisme est aussi appelé les « paquets Seurat », en hommage au peintre pointilliste.

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