La leptospirose frappe à nouveau. Chaque année l’île déplore deux ou trois décès dus à cette maladie. Le premier a été enregistré la semaine dernière. C’est un homme qui vit à l’Est. Cette région n’est cependant pas la plus touchée par l’épidémie (13% des cas), qui se concentre actuellement dans les secteurs Sud (62% des cas) et Ouest (20% des cas). En fait, 80 % des cas signalés se trouvent dans ces deux régions. Au 6 mars, 83 personnes avaient été infectées depuis le début de l’année, dont 57 sur le seul mois de février. 48 personnes ont dû être hospitalisées, 19 ont même dû se rendre aux soins intensifs.

L’ARS a décidé de renforcer ses appels à la prudence face à l’augmentation du nombre de cas, trois fois plus nombreux que les années précédentes sur la même période.

Des mesures préventives strictes

Pour rappel, la leptospirose n’est pas une maladie anodine. Si elle n’est pas traitée à temps, elle peut être fatale. En cas de plaintes, vous devez consulter rapidement le médecin et l’informer des activités à risque que vous avez pratiquées dans les 3 semaines précédant l’apparition des symptômes (jardinage, loisirs en eau douce, élevage de chevaux, etc.).

Malgré la chaleur, il est impératif de porter des équipements de protection adaptés (gants, bottes ou chaussures fermées, lunettes, etc.) lors du jardinage, de la collecte des déchets, du déplacement d’objets volumineux ou de l’élevage de la kour et de ne pas marcher pieds nus ou en chaussons, par exemple. activités en milieu humide ou boueux à la maison ou en extérieur (sol boueux, dans les flaques d’eau, eaux stagnantes, ravins). Parallèlement, il faut veiller à ne pas favoriser la prolifération des rats en fermant bien les poubelles et en collectant tous les déchets et restes de nourriture pour animaux.

Pendant les épidémies

Conjonctivite. Santé Publique France constate une augmentation du nombre de cas de conjonctivites en médecine conventionnelle en semaine 09, sans conséquences majeures sur la santé du système hospitalier. Depuis janvier, les conjonctivites représentent entre 2,9 % et 4 % des cas de consultation en médecine conventionnelle.

Dengue. L’épidémie continue, mais de manière modérée : Un peu plus de 144 cas ont été signalés depuis le début de l’année. La plupart des cas se situent dans le sud de l’île. Le sérotype circulant est toujours DENV2.

Covid. La circulation virale est stable et faible. Le taux de positivité diminue (4%), mais augmente pour les 65-75 ans. Le taux de dépistage est également en baisse : seulement 48 tests pour 100 000 habitants en semaine 09 contre 57 tests la semaine précédente.

Mireille Légait


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