Avec l’arrivée des beaux jours, les tiques sont de retour. Et le danger qu’ils représentent nous oblige à garder à l’esprit quelques mesures élémentaires. Découvrez comment vous protéger.

Avec le printemps, les tiques, cet acarien de plusieurs millimètres sort de sa léthargie hivernale. Ce réveil annonce aussi celui de son appétit. Au menu, un plat unique : le sang. Des animaux, bien sûr, mais aussi des humains. Lors de ces repas, il peut transmettre des agents pathogènes, notamment la bactérie Borrelia burgdorferi, responsable de la maladie de Lyme. Si cette pathologie n’est pas traitée à temps, elle peut être invalidante.

Évitez les piqûres de tiques

La première précaution concerne l’heure et le lieu de vos balades. Il ne s’agit pas de s’interdire ces balades champêtres qui font la joie du printemps. Mais évitez autant que possible les zones à risque, comme les arbustes, les herbes hautes et les lisières des forêts. Si le risque est très faible en hiver, il augmente au printemps.

Deuxième précaution : votre tenue. Choisissez des vêtements longs et couvertures lors de vos sorties dans la nature. Optez pour des pantalons rentrés dans des chaussettes et des chemises à manches longues.

Il commence à faire chaud et vous hésitez à porter des bottes. Ne sortez cependant pas vos espadrilles et autres chaussures ouvertes. Portez des chaussures fermées, de préférence hautes, pour protéger vos chevilles.

Par ailleurs, il existe sur le marché des produits antitiques. N’hésitez pas à l’appliquer sur les zones exposées de la peau, en suivant attentivement les instructions du fabricant. Réappliquez régulièrement, surtout après avoir transpiré ou nagé.

Retour d’une promenade

Toutes ces précautions n’excluent pas un contrôle à domicile. Après chaque sortie dans la nature, inspectez soigneusement votre corps et vos vêtements, en accordant une attention particulière aux zones ridées comme l’aine, les aisselles et le cou. Aucune zone ne doit être épargnée.

Si vous pensez avoir été piqué, pas de panique. Mais il est impératif de le retirer rapidement et correctement. Premier conseil : n’utilisez jamais d’alcool, d’essence ou de produits inflammables pour le retirer. Emportez avec vous un anti-tique (vous en trouverez dans toutes les pharmacies pour une vingtaine d’euros).

Si vous n’en avez pas, utiliser des pincettes avec une pointe fine. Saisissez la tête de la tique aussi près que possible de la peau et tirez lentement. Ne tordez pas et n’écrasez pas la tique. Retirez délicatement mais fermement les pièces buccales de la tique qui sont incrustées dans la peau.

Faites attention à votre peau

Après avoir soigneusement retiré la tique, la surveillance quotidienne commence. Surveillez la zone de point pendant plusieurs semaines. L’objectif est de détecter le développement éventuel d’un érythème migrant. Ce terme médical désigne une tache érythémateuse au site de la piqûre de tique, indolore et annulaire et à croissance centrifuge.

Si cette lésion cutanée rouge s’agrandit progressivement, c’est un signe d’infection. Avant même l’apparition des premiers symptômes comme de la fièvre ou des maux de tête, il est indispensable de consulter un médecin.

Si elle est traitée rapidement, une morsure de tique n’aura aucune conséquence. Mais la vigilance reste de mise. Rappelons les chiffres de Santé publique France : chaque année en France, 50 000 cas sont diagnostiqués en médecine générale. Et environ 800 hospitalisations sont enregistrées chaque année.



medimax

By medimax

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *