À La Vie la Santé du CHU de Poitiers, des chercheurs en psychologie de Poitiers proposent des ateliers aux personnes obèses victimes de discrimination, pour les aider à faire face au jugement des autres. Une manière d’améliorer l’efficacité des traitements. Il reste encore des places disponibles.

Be7.info

La société est parfois cruelle envers les personnes qui n’ont pas un physique standard. À commencer par les obèses. Un terme a même été inventé pour décrire ce type de stigmatisation : la fatphobie. Si nous ne parvenons pas à lutter contre cette discrimination, et s’il était possible d’en limiter l’impact ? Autrement dit, les faire passer au-dessus de la tête… C’est l’objectif du programme Stéréobès lancé dans Vie la Santé, au CHU de Poitiers, par des chercheurs en psychologie poitevins.

“Nous avons identifié des leviers psychosociaux qui peuvent être activés chez les personnes souffrant de la situation, comme mieux gérer leur stress, ne pas intérioriser ces stéréotypes, ou encore développer leur capacité d’agir”, explique Catherine Esnard, professeure de psychologie à l’université. de Poitiers. Cela a donné naissance à une série d’ateliers pour « changer de regard sur l’activité physique », « déconstruire les mythes sur l’alimentation et la perte de poids » ou encore « améliorer son image de soi et gérer ses émotions ».

Appel aux médecins généralistes

Une étude est en cours pour évaluer les bénéfices du programme Stéréobès pour les patients. Il reste encore des places disponibles. « Les participants doivent s’engager à participer à deux ateliers par mois pendant un an et accepter de poursuivre les discussions tous les trois mois », explique Guillaume Ramsamy, doctorant au Centre de recherche sur la cognition et l’apprentissage (Cerca). Leurs données seront comparées à celles d’un « groupe témoin ». Les conditions de participation ? Avoir un Indice de Masse Corporelle (IMC) supérieur à 30, se sentir discriminé et disposer d’une ordonnance. C’est pourquoi les chercheurs appellent les médecins généralistes à prescrire ce programme. Il existe même un podcast enregistré pour expliquer le processus (trouvé sur surle7.info).

L’objectif est-il de perdre du poids ? Indirectement oui ! « L’obésité est un problème de santé publique car cette pathologie complexe, aux causes multiples, présente de nombreux risques de comorbidité », poursuit Catherine Esnard. Mais nous n’abordons pas par exemple les facteurs hormonaux. Nous travaillons avec les patients pour les aider à se sentir mieux et à adopter des comportements plus appropriés dans leur vie quotidienne. » De quoi renforcer l’efficacité des soins et assurer une perte de poids progressive et durable.

Contact : guillaume.ramsamy@univ-poitiers.fr – 06 15 14 49 50.



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