Lors des journées thématiques Santé Sexuelle 2024, les résultats préliminaires de l’enquête PrévIST, réalisée auprès de certains répondants de l’enquête Contexte de Sexualité en France 2023, ont été présentés par Claire Sauvage pour Santé Publique France. Ces résultats, qui concernent la population générale, étaient très attendus : les dernières données comparables datent de 2006.

LE Journées thématiques sur la santé sexuelle 2024 par SFLSpar PARI et de Santé publique France c’était l’occasion de faire enfin connaissance avec de nouveaux numéros prévalence Nombre de personnes touchées par une infection particulière ou une autre maladie dans une population donnée. infections bactériennes sexuellement transmissibles, grâce aux résultats préliminaires de l’étude PrévISTà partir d’une partie de la cohorte de l’enquête Contexte de Sexualité en France (CVS).

Participants au CSF en France (n=21 259), Santé Publique France, SFLS 2024

L’étude CVS, menée par l’Inserm avec le soutien duANRS-MIE, visant à étudier les pratiques sexuelles et préventives de la population générale en France. Un échantillon aléatoire de 20 000 personnes âgées de 15 à 89 ans a été interrogé à travers deux questionnaires, l’un par téléphone et l’autre en ligne, de novembre 2022 à décembre 2023. Certains des participants, des personnes âgées de 18 à 59 ans ayant déclaré avoir déjà eu des rapports sexuels au cours de leur vie, ont également été invités à participer à l’étude PrévIST. : ils se sont vu proposer un dépistage des infections sexuellement transmissibles (MST) et ont reçu un kit d’autodépistage à domicile pour trois personnes EST Les infections sexuellement transmissibles. Infections bactériennes Chlamydia trachomatis (CT), Gonorrhée à Neisseria (Ng) etc. Mycoplasme génital (Mg) – à laquelle s’ajoute la recherche d’une éventuelle infection au papillomavirus humain (HPV) pour les 18-29 ans. Ces critères ont permis d’inscrire 13 600 des plus de 21 000 patients atteints du SFC.

Les prélèvements – urine, prélèvement vaginal ou prélèvement pénien – devaient être restitués au Centre national de référence (CNR) des MST bactériennes de Bordeaux et au CNR HPV de Besançon. Ces centres assuraient également la communication des résultats aux participants, quels que soient les résultats pour Ct et Ng. Pour Mg, les résultats positifs n’étaient signalés que si la personne signalait des symptômes. Pour Mg, les recommandations nationales – SPILF, HAS, CNR, SFD – recommandent son dépistage uniquement en cas de forme symptomatique, principalement pour éviter une augmentation de la pression de sélection des traitements antibiotiques (notamment macrolides). sont déjà largement préoccupés par la question de la résistance aux antibiotiques. Le traitement n’étant recommandé qu’en cas de symptômes, les auteurs ne voulaient pas inquiéter inutilement les personnes concernées. Pour les mêmes raisons, les résultats HPV n’ont pas été communiqués.

Le taux d’acceptation global de l’étude est bon, à 36% : 4 872 personnes sur 13 686 ont restitué leurs échantillons au CNR.

Des chiffres faibles

Prévalence de l’infection Chlamydia trachomatis par sexe et âge, Santé Publique France, SFLS 2024

Ces résultats préliminaires, qui concernent exclusivement la France, montrent des chiffres très (trop ?) faibles : la prévalence de l’infection à Chlamydia était de 0,58 % chez les hommes et de 0,93 % chez les femmes (10 cas chez les hommes et 22 chez les femmes), avec une concentration plus élevée chez les hommes. femmes. Moins de 30 ans.

Prévalence de l’infection Mycoplasme génital par sexe et âge, Santé Publique France, SFLS 2024

À propos de Mycoplasme génitalla prévalence était de 1,25% chez les hommes et de 3,06% chez les femmes (30 cas chez les hommes et 41 chez les femmes), avec une concentration plus élevée chez les 30-39 ans. Ces résultats sont légèrement inférieurs aux prévalences observées dans d’autres pays et comme déjà rapportées plus précisément en Grande-Bretagne et par le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC).

Prévalence de l’infection Chlamydia trachomatis en fonction de l’orientation sexuelle et du nombre de partenaires,
Santé Publique France, SFLS 2024

Comme prévu, la prévalence varie en fonction de l’orientation sexuelle et du nombre de partenaires sexuels : les personnes qui s’identifient comme homosexuelles ou bisexuelles avaient des prévalences plus élevées et les femmes ayant déclaré avoir eu deux partenaires ou plus au cours des douze derniers mois avaient une prévalence de 13,23 % pour Mg. Nous avons également constaté une prévalence plus élevée de Ct chez les femmes gays ou bisexuelles par rapport aux hommes gays ou bisexuels (7,44 contre 4,10).

Pour la gonorrhée, un seul cas positif a été détecté, ce qui rend impossible une estimation de la prévalence. Ce résultat, plus que surprenant, met en évidence à la fois la difficulté de connaître la prévalence du Ng dans la population générale et le probable enracinement des cas existants dans les populations ciblées. A ce stade, selon Claire Sauvage (SPF), nous ne disposons d’aucune donnée sur l’historique de gonorrhée traitée qui aurait pu empêcher que les personnes concernées soient re-dépistées.

Des résultats finaux tant attendus

Quelles sont les limites de ces résultats ? La première est que l’étude n’a pas fourni d’échantillon anal ou de gorge, mais seulement le premier jet d’urine et un échantillon du pénis. Le choix des prélèvements de pénis peut surprendre, car ils ne sont plus réalisés dans les centres de traitement des MST (CeGIDD ou hors CeGIDD). SPF explique cette décision à la demande des CNR concernées. L’absence de prévalence du portage oropharyngé est remarquable, surtout si l’on considère que la population française s’y est habituée. COVID 19 La maladie à coronavirus, également appelée maladie à coronavirus, est une maladie provoquée par un coronavirus (CoV). Le terme peut désigner les maladies suivantes : syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) provoqué par le virus SARS-CoV, syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS) provoqué par le virus MERS-CoV, maladie à coronavirus 2019 (Covid-19) provoquée par le Virus SRAS-CoV-2. de réaliser de manière répétée des autoprélèvements ORL et que la bonne acceptabilité de ces autoprélèvements chez les patients soit prise en compte. HSH Homme qui a des relations sexuelles avec d’autres hommes. dans l’étude « MémoDépistages », également du SPF. Dans tous les cas, il est possible que l’échec de la détection des cas de Ng soit, au moins en partie, dû au fait que les lieux d’échantillonnage ne sont pas adaptés.

Comparaison des taux de prévalence des MST par enquête et par pays, Santé Publique France, SFLS 2024

Enfin, on ne connaît pas actuellement la corrélation entre prévalence et pratiques sexuelles. Il est cependant facile d’anticiper que les rapports oraux vont augmenter, ou du moins à un rythme rapide, comme le montrent toutes les enquêtes en population générale depuis des années.

Claire Sauvage a rappelé que les données présentées sont les toutes premières données extraites et que des analyses plus approfondies sont essentielles pour affiner ces résultats, mieux comprendre les facteurs de risque des MTS et évaluer le recours au dépistage. Les données HPV, qui n’ont pas été présentées au SFLS, devraient également être éclairantes. Pour ce faire, il faudra attendre fin 2024 et la publication officielle des résultats du CFS 2023.

Pour dépister les MST bactériennes les plus importantes, les femmes subissent un auto-prélèvement vaginal ponctuel. Toutefois, pour les hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes (HSH), il est recommandé de prélever des échantillons à trois endroits (urine, anus, gorge).
Ces mêmes recommandations devraient-elles également s’appliquer aux femmes ? C’est la question à laquelle la recherche tentera de répondre. SŒURSprésenté par Thierry Prazuck (CHU Orléans) lors du Journées de la santé sexuelle 2024. Cette étude française multicentrique vise à questionner les stratégies de dépistage chez les femmes et à évaluer le nombre de MST qui seraient restées méconnues si elles s’étaient appuyées sur un seul prélèvement vaginal. Jusqu’à présent, les auteurs ont inclus 1 347 des 1 500 personnes recherchées, et nous disposons des premiers chiffres de sélection. Résultat : le prélèvement de trois prélèvements au lieu d’un seul a permis de diagnostiquer 38 % de patientes supplémentaires atteintes d’une MST (dont le prélèvement vaginal était donc négatif). À suivre.

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