“C’est lors du premier confinement que tout a commencé.” Sur le balcon de son appartement, Myriam* allume une cigarette et, la gorge serrée, se met à parler de ces trois derniers jours. Son aîné n’avait pas encore dix ans lorsque l’école s’est brusquement arrêtée, confinant le quotidien de cette famille à ce modeste appartement situé à la périphérie d’une ville côtière.

“Mon plus jeune fils est polyhandicapé et j’ai également dû arrêter de travailler malgré mon statut d’aide-soignant. Parce qu’il est vulnérable, la propagation du virus m’a fait peur. C’était compliqué…”Myriam explique.

Son adulte s’est alors réfugié dans les jeux vidéo. “Il a commencé à jouer à Fortnite et Roblox en ligne… Au début, je l’ai laissé faire parce qu’il n’avait rien d’autre à faire. Il avait l’impression d’être en vacances, sa mère déclare. Et puis des problèmes de comportement ont commencé : il s’est mis à mordre, à frapper… Un jour, il m’a jeté sa console au visage.

La famille finit par consulter des pédopsychiatres : le garçon, qui n’arrive plus à dormir, reçoit un diagnostic de TDAH, avec ou sans hyperactivité (TDAH), et commence un traitement.

“Il a pris vingt kilos en deux ans”

Mais la situation persiste. Le jeune homme séjourne plus longtemps dans un centre pour enfants de la Côte d’Azur. “Son traitement a changé. Le premier médicament contre le TDAH a supprimé son appétit. Avec le nouveau, qui combinait un antidépresseur et un médicament contre les troubles de l’humeur, il a commencé à prendre du poids. En deux ans, il a pris environ 50 livres.”décrit sa mère, qui n’arrive plus à contrôler son alimentation.

“Dès qu’il rentre de l’école, il dévore : yaourt au chocolat, jambon, saucisson, tout ce qu’il y a… Si je cuisine des légumes et qu’il n’en veut pas, il se bat pour manger des pâtes. Ça pousse tellement qu’après un moment, je l’admets, confie la mère. Je suis inquiet car il s’essouffle très vite. J’ai peur qu’il fasse un arrêt cardiaque, un accident vasculaire cérébral… Il refuse toute activité sportive, même à l’université.

Dans le groupe 5, l’adolescent est soigné pour ses problèmes de comportement dans un hôpital de jour deux demi-journées par semaine. Mais Myriam aimerait que son enfant soit en surpoids “ce dont les médecins ne semblent plus s’inquiéter” dit-elle, elle aussi est mise en avant dans ses recherches ultérieures.

“En décembre dernier, il a été admis dans un centre spécialisé, mais cela ne lui a pas plu. Il n’a pas pu y rester car la politique du lieu est de n’accueillir que les enfants qui adhèrent à la démarche. Ce que j’aimerais, c’est que les professionnels m’écoutent. “.

*le prénom a été modifié

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