Dans son bulletin épidémiologique, Santé publique France estime que près de 10 % des femmes et 8,6 % des hommes ne combinent pas une activité physique suffisante avec une vie sédentaire. Autrement dit : deux facteurs de risque pour de nombreuses maladies chroniques.

Dans matièrematière d’activité physiquephysiqueque sont les recommandations de l’Organisation Mondiale de la Santé ? « Effectuer au moins 150 à 300 minutes d’activité physique aérobie d’intensité modérée par semaine ou au moins 75 à 150 minutes d’activité physique aérobie d’intensité soutenue ou une combinaison équivalente d’activité physique d’intensité modérée ou vigoureuse Elle recommande en outre « pratiquez des activités de renforcement musculaire d’intensité modérée ou plus élevée – en faisant travailler les principaux groupes musculaires – deux fois par semaine ou plus pour des bienfaits supplémentaires pour la santé ».

Pas assez d’activité physique pour une vie trop sédentaire

Dans sa dernière Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH)Santé publique France (SPF) dévoile les chiffres nationaux et régionaux sur l’activité physique et la sédentarité des adultes en France. Selon les résultats de l’enquête menée en 2021 auprès de plus de 6 000 personnes âgées de 18 à 85 ans, sortira le mardi 11 juinseuls 59 % des femmes et 73 % des hommes répondent aux recommandations en matière d’activité physique. En matière de renforcement musculaire, seuls 31 % des hommes et 20 % des femmes réalisent les séances recommandées. Quant à la sédentarité, elle reste très élevée et gagne du terrain. “ Plus d’un adulte sur cinq a déclaré rester assis plus de sept heures par jour et la prévalence des activités de loisirs de plus de trois heures par jour était de 39 %. “. La recommandation de rompre avec la sédentarité si celle-ci persistait longtemps a été bien suivie : 9 adultes sur 10 déclarent se lever au moins toutes les deux heures.

Des facteurs de risque qui s’accumulent et ne se compensent pas

Or une activité physique insuffisante et un mode de vie sédentaire sont deux facteurs de risque différents de maladies cardiovasculaires, de maladies métaboliques (diabète de type 2) et de certains cancers (endomètreendomètresont, côloncôlon, poumonpoumon), 9,9 % des femmes et 8,6 % cumulent ces deux facteurs de risque. Pour rappel, activité physique et sédentarité ne se compensent pas directement. “ Une certaine quantité d’activité physique est requise en termes de duréedurée et d’intensité pour compenser les effets néfastes d’un mode de vie très sédentaire. Il faut donc maintenir ou améliorer la santé, limiter au maximum la sédentarité et conjointement augmenter l’activité physique. “, avec précision Santé publique France.

30 minutes par jour oui, mais avec un essoufflement

Cependant, pour être suivies, les recommandations doivent être connues. Si la grande majorité des adultes savent qu’il est nécessaire de pratiquer 30 minutes d’activité physique par jour, à peine plus d’1 adulte sur 5 sait que c’est une activité physique qui provoque un essoufflement, toujours selon le BEH publié cette semaine. Lorsqu’il s’agit de mode de vie sédentaire, les adultes les plus sédentaires – assis plus de sept heures par jour – le vivent principalement au travail. S’ils savent qu’il faut le réduire, ils prétendent qu’ils n’en ont pas le pouvoir. Santé publique France recommande donc l’installation de mobilier actif au bureau, notamment des bureaux assis-debout.

Ces données mettent en évidence le manque d’activité physique chez de nombreux adultes, notamment les femmes. Pour les soins de santé, ces groupes cibles devraient devenir un groupe cible, au même titre que les personnes âgées et moins instruites (facteurs associés à une activité physique moindre). SPF souligne la nécessité de communiquer encore davantage sur les recommandations en matière d’activité physique, notamment en matière d’intensité et de renforcement musculaire.

medimax

By medimax

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *