Sur les 527 cas de dengue enregistrés à Amapá, 321 ont été enregistrés à Oiapoque. Cela représente plus de la moitié de la seule municipalité d’Oiapoque. Cela a également été discuté hier lors du sixième Conseil de la rivière Oyapock entre la France et le Brésil à Oiapoque. Une épidémie principalement due à la dengue de sérotype 3. La population est peu immunisée contre ce variant, explique Cassio Péterca, responsable de la veille sanitaire à Macapa. « Le sérotype 3 est un sérotype qui ne circule plus depuis longtemps. On constate que nos populations sont vulnérables à ce sérotype et à la forte densité du vecteur, aedes aegypti. La particularité est que la maladie ne se produit pas seulement dans les grandes villes, mais aussi dans les petites villes infectées. Nous avons accru la prolifération du vecteur. Avec ce sérotype nous avons une situation épidémiologique propice à une augmentation du nombre de cas. Les équipes médicales d’Oiapoque ont les conditions pour pratiquer du sport et suivre tous les autres vecteurs habituels. Face à l’augmentation rapide des cas, le gouvernement a envoyé du personnel et d’autres moyens techniques innovants pour que nous puissions mener à bien nos opérations.

© Radioland

Des moyens humains et matériels ont été envoyés sur le site d’Oiapoque, a indiqué le gouverneur de l’Amapa, Clécio Luis. « Dès que nous avons entendu parler de la situation à Oiapoque, nous avons parlé à la ville en janvier et avons déclaré l’état d’urgence. Nous avons mis en œuvre une stratégie gouvernementale qui a donné des résultats tant pour la partie française que pour l’ensemble des communes d’ici. La stratégie consistait à procéder à des opérations de nettoyage dans la ville, qui était en très mauvais état. Nous avons amené du matériel et du personnel et nous y travaillons depuis le 1er février et nous allons continuer. Ces opérations de nettoyage ont permis de réduire la propagation des moustiques transmetteurs de la dengue. Dans le même temps, nous avons pris des mesures fortes pour réduire les pénuries dans le système de santé hospitalier, en médicaments, en hospitalisations et en assistance aux patients. L’essentiel est de lutter contre la dengue en éliminant les gîtes larvaires, en analysant l’indice d’infection en réduisant les autres maladies chikungunya et zika.

© Radioland

La coopération sanitaire dans cette épidémie, comme dans d’autres, explique Guillaume Brault, sous-préfet de Saint-Georges de l’Oyapock. « Nous avons fait le point sur l’épidémie de dengue qui recule en Guyane. Une présentation faite à la fois par le Brésil au SVS et son équivalent en Guyane, l’Agence Régionale de Santé. Il y a une vraie concertation et une action commune sur les phénomènes épidémiologiques comme la dengue ou auparavant le Covid. Cet appareil est valable pour tous types de maladies infectieuses. La coopération en matière de soins de santé dans la lutte contre le VIH/SIDA existe depuis longtemps. Des protocoles d’urgence sont actuellement en cours d’établissement entre les hôpitaux de Saint-Georges et d’Oiapoque, ainsi que des protocoles de prise en charge des grossesses. La santé est un des axes importants du conseil fluvial et de la coopération transfrontalière.

Suite à ce conseil consultatif de la rivière Oyapock, une commission transfrontalière conjointe se tiendra à Macapa le 22 mars. Il devra élaborer des propositions communes aux deux pays.

Qu’est-ce que le Conseil de la rivière Oyapock entre la France et le Brésil ?

Créé par une déclaration d’intention entre la France et le Brésil, signée le 14 décembre 2012, le Conseil de
River est un organisme local consultatif de dialogue et d’échange, qui vise à promouvoir le développement
secteur harmonieux de l’espace transfrontalier : Saint-Georges de l’Oyapock – Ouanary – Camopi
(France) et Oiapoque (Brésil).
Le Conseil fluvial rassemble des représentants des institutions et de la société civile de chaque pays
soumet ses propositions à la commission mixte transfrontalière France-Brésil.

Après de précédentes rencontres en 2013, 2018 et 2023 à Saint-Georges de l’Oyapock (France) et en 2013
et 2019 à Oiapoque (Brésil), le prochain Conseil fluvial poursuivra le travail déjà commencé. des échanges
se concentrera sur les soins de santé, l’éducation, l’économie, l’environnement et les besoins de la population amérindienne des États-Unis
rivière. Pour chacune des thématiques, l’objectif est de présenter les initiatives concrètes mises en œuvre en partenariat, ainsi que les opportunités de réflexion sur de futures actions collaboratives en vue d’améliorer la vie de la population locale.

Avec Radio Peyi

medimax

By medimax

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *