Aie Kenyale ministère de la Santé a reçu un rapport confirmant un cas humain Fièvre de la vallée du Rift (FVR) à Turbi, dans le Sous-province de Horr Norddans le Province de Marsabit.

Les autorités estiment que cette épidémie est étroitement liée à la fin des pluies associée au phénomène El-Niño, qui a entraîné une augmentation de la population de moustiques et une augmentation de la transmission de maladies à transmission vectorielle. Il a été conseillé à toutes les provinces de rester vigilantes face à la propagation possible de la FVR, compte tenu de l’augmentation signalée de la population de moustiques à travers le pays et des mouvements de bétail.

Le ministère de la Santé travaille en étroite collaboration avec la Direction des services vétérinaires pour surveiller la situation et informer les Kenyans en conséquence.

Souvenirs sur le Fièvre hémorragique de la vallée du Rift :

Le Fièvre de la vallée du Rift est une zoonose importante causée par un virus du genre Phlébovirus de la famille de Bunyaviridés. Le virus touche plusieurs espèces (buffles, chameaux, bovins, caprins et ovins), avec des épizooties précoces se manifestant généralement par une vague d’avortements inexpliqués et une diminution de la production laitière.

Elle peut être transmise à l’homme :

  • soit par contact direct avec le sang ou les fluides corporels des animaux lors de l’abattage, soit par ingestion de viande ou de lait provenant d’animaux infectés ;
  • soit indirectement par des piqûres d’arthropodes, notamment par des arthropodes du genre Aedes.

La forme bénigne de la fièvre de la Vallée du Rift est la forme la plus courante chez l’homme. Elle survient après une incubation de 2 à 6 jours et se manifeste sous la forme d’un syndrome grippal (fièvre, douleurs musculaires, douleurs articulaires et maux de tête) qui dure 4 à 7 jours.

Dans les formes sévères, on peut observer les éléments suivants :

  • Une forme oculaire (0,5 à 2 %) avec des lésions rétiniennes entraînant une diminution de la vision ou une gêne visuelle. La maladie peut guérir spontanément sans laisser de séquelles ni entraîner de détérioration permanente de l’acuité visuelle.
  • Méningo-encéphalite (moins de 1 %) avec complications neurologiques graves fréquentes.
  • Une forme hémorragique (moins de 1 %) : 2 à 4 jours après le début de la maladie, le patient présente des signes d’atteinte hépatique sévère avec ictère (jaunisse). Des symptômes hémorragiques apparaissent alors : vomissements de sang, sang dans les selles, purpura ou ecchymoses (causés par un saignement interne de la peau), saignement du nez ou des gencives, saignement gynécologique. Le taux de mortalité pour ce syndrome hémorragique est élevé et est d’environ 50 %. La mort survient généralement trois à six jours après l’apparition des symptômes.

Source : Agence de presse kenyane


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