Si nous connaissons tous plus ou moins le phénomène de la ménopause chez la femme, le pendant masculin de cette étape de la vie est moins connu. Pourtant, entre prise de poids, baisse de libido et perte d’énergie, les effets de l’andropause sont une réalité pour de nombreux hommes.

Deux pauses, deux situations

L’andropause, ou faible taux de testostérone, et ses conséquences ont longtemps été ignorées, voire carrément décrites comme un mythe. On estime cependant qu’un homme sur cinq entre 50 et 60 ans souffre d’andropause, tandis que la moitié d’entre eux vit au-delà de 70 ans. Pour tenter de faire la lumière sur cette condition masculine, il convient de préciser qu’elle est souvent comparée à la ménopause. Cependant, ces deux événements n’ont pas grand-chose en commun, hormis une apparence associée au vieillissement. Deux différences importantes doivent être notées. La ménopause touche ou touchera 100 % des femmes, alors que l’inverse n’est pas vrai pour les hommes et l’andropause.

Non avant et après

Si ménopause rime avec infertilité pour les femmes, ce n’est pas le cas pour les hommes, puisque ces derniers n’arrêtent jamais leur production d’hormones sexuelles. “L’andropause ne marque pas un avant et un après comme pour les femmes”, souligne le quotidien Ouest France. “Il s’agit d’un changement progressif, d’un déficit androgène lié à l’âge, où les androgènes sont les hormones sexuelles mâles dont on connaît principalement la testostérone.”

Êtes-vous sérieux, docteur?

Si tous les hommes voient leur taux de testostérone chuter un jour ou l’autre, tout le monde ne développe pas les symptômes associés à l’andropause. Plusieurs facteurs peuvent expliquer cette disparité physiologique. En plus d’une prédisposition génétique, une mauvaise hygiène de vie peut accélérer le processus de déclin hormonal chez l’homme : tabagisme, surpoids, consommation excessive d’alcool, sédentarité, etc. Que ce soit dû à des facteurs naturels ou externes, lorsque la baisse de testostérone est trop importante. , l’andropause dresse alors sa vilaine tête.

Effets

« Le surpoids est l’une des conséquences visibles de l’andropause. Car la testostérone, parmi ses nombreux bienfaits, favorise l’accumulation de masse maigre au détriment de la masse grasse », indique le magazine L’Illustré. « Au niveau osseux, le déficit en testostérone représente un facteur de risque d’ostéoporose chez l’homme. On soupçonne également qu’il existe un lien entre de faibles niveaux de testostérone et la survenue de troubles cognitifs. Enfin, fatigue, irritabilité, baisse d’énergie et de libido… les symptômes psychologiques du syndrome de déficit en testostérone sont nombreux, parfois sévères, et peuvent être confondus avec ceux de la dépression.

Aucun accident mortel

Pour évaluer le taux de testostérone, une simple prise de sang suffit. Mais pour parler d’andropause, il faut associer cette baisse à un ou plusieurs symptômes invalidants. “Sur la population des hommes de 60 ans, environ entre 20 et 40 % ont un taux de testostérone inférieur à la norme, mais peuvent bien vivre avec”, explique Laurent Vaucher, urologue, dans L’Illustré. Côté traitement, un simple rééquilibrage des habitudes de vie suffit parfois. Si ce n’est pas le cas, un supplément de testostérone sous forme de patch ou d’injections peut être prescrit.

La « dissolution » ?

Nous associons souvent l’andropause à la dysfonction érectile ; il semble que cette idée soit aujourd’hui fortement remise en question, comme le constate l’urologue Laurent Vaucher. « Seule une absence quasi totale de testostérone peut provoquer une dysfonction érectile. D’autres facteurs jouent donc souvent un rôle dans ce problème.

Cet article est paru dans Le Télépro du 3-7-2024

medimax

By medimax

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *