C’est une maladie qui touche 17% des Français. Année après année, l’obésité augmente en France. C’est le cas pour soigner efficacement les patients centres multidisciplinaires (diététicien, psychologue, chirurgien, cardiologue, gastro-entérologue, etc.). Dans la métropole grenobloise il en existe trois : le CHU, la clinique Mutualiste et la clinique des Cèdres. Immersion dans cette dernière qui accueille actuellement 900 patients.

Les patients sont surveillés avant et après la chirurgie

Le bâtiment est exigu et les professionnels doivent encore partager des bureaux. « Chirurgien, coordinateur, psychologue, nutritionniste », mentionne le docteur Fabien Sténard, chirurgien bariatrique. Après cinq ans dans cet espace de 150 m2, ils déménageront dans un nouveau bâtiment trois fois plus grand en avril.

Ce jour-là, Amandine vient prendre rendez-vous avec la diététicienne Elisabeth de Tullio. Ce patient de 32 ans a été opéré il y a presque un mois. Elle est passée de 123 kg à 115 kg. Il s’agit d’un rendez-vous de suivi postopératoire, elle en profite pour poser plusieurs questions : « Puis-je prendre un petit-déjeuner savoureux ? », elle demande. Un suivi régulier qui lui fait plaisir. « Nous ne sommes pas lâchés dans la nature » elle se réjouit.

« Nous ne nous sommes jamais plaints d’être obèses »

Pour Amandine, tout a commencé en juillet. « Mon médecin traitant avait déjà discuté avec moi de chirurgie bariatrique, elle explique. J’ai contacté le centre lorsque je me suis senti prêt.” “Lors du premier rendez-vous nous expliquons que nous avons affaire à une maladie chronique et seuls les combats sont sans fin, dit la coordinatrice et diététicienne Elisabeth de Tullio. Tous les professionnels se mobilisent pour l’aider à trouver la meilleure solution pour perdre du poids.”

Dans le cas d’Amandine, la chirurgie est le choix le plus judicieux. Avant l’intervention, elle doit prendre rendez-vous avec plusieurs spécialistes : cardiologue, pneumologue, gastro-entérologue. Le suivi par le centre facilite la prise de rendez-vous pour Amandine. « Cela aide à identifier les comorbidités associées à l’obésité » indique le coordinateur. Parallèlement, elle est suivie mensuellement par la diététicienne et la psychologue. “C’est un moment où l’on prend soin de soi, Amandine apprécie. On ne nous reproche jamais d’être obèses.

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Depuis l’intervention chirurgicale, Amandine a enchaîné les rendez-vous pendant au moins plusieurs mois. “Si j’en ai toujours besoin, je ne serai pas expulsé” imagine-t-elle. “Après l’opération, le patient perd du poids, et il peut dire qu’il n’a plus besoin de suivi, mais… on sait qu’il y a des phases importantes dans la stabilité du poids, et c’est effrayant”, ajoute la diététicienne.

Avant l’ouverture du Centre de l’Obésité et du Surpoids de Grenoble-Sud, il n’existait que deux établissements pluridisciplinaires traitant cette maladie à Grenoble. “Comme l’incidence de la maladie augmente, ils n’étaient pas suffisants, de nombreux patients sont partis à Lyon, se souvient le docteur Fabien Sténard. La distance a amené certaines personnes à s’épuiser à cause des voyages et à abandonner le suivi. Ce centre a donc proposé une solution complémentaire il y a cinq ans. S’il traite actuellement 900 patients, il pourra peut-être en voir 200 supplémentaires une fois le nouveau bâtiment inauguré le mois prochain.

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By medimax

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