Alors que la saison des festivals bat son plein au Québec, les experts surveillent de près l’augmentation des cas et des hospitalisations liées à la COVID-19 que l’on constate au cours des dernières semaines, même si leur niveau d’inquiétude demeure assez faible.

« Nous avons constaté une augmentation des cas aux États-Unis ces dernières semaines en raison des nouvelles variantes JN.1, KP.2 et KP.3, et c’est un phénomène auquel nous nous attendions ici également. Il y a plusieurs nouveaux cas et le nombre d’hospitalisations augmente également», constate la microbiologiste infectiologue et épidémiologiste Caroline Quach.

L’Institut national de santé publique (INSPQ) a dénombré 671 hospitalisations de patients avec un diagnostic positif à la COVID-19 lors de son dernier bilan du 2 juillet.



Stevens LeBlanc/JOURNAL DE QUÉBEC

Le pourcentage de tests positifs est également en hausse depuis la semaine du 7 avril 2024. Selon les plus récentes données de l’INSPQ, 12,9 % des 3 746 tests admissibles administrés dans la semaine du 30 juin ont obtenu un résultat positif.

“Cela n’a rien à voir avec ce qui s’est passé l’hiver dernier, mais il y a quand même une augmentation importante du pourcentage”, explique le D.concernant Quach.

Nouvelles variantes

Comme cela s’est déjà produit ces dernières années, c’est la mutation rapide et efficace du virus COVID-19 qui a augmenté le nombre de personnes touchées.

« Ces variants, dont le KP.3, ne sont pas plus dangereux que les autres, mais échappent en partie à l’immunité du vaccin. C’est ainsi qu’ils parviennent à se transmettre d’une personne à une autre», explique Jean Longtin, infectiologue au CHU de Québec-Université Laval.



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Selon Caroline Quach, l’augmentation des voyages à l’extérieur du pays pendant les vacances d’été explique en partie comment les nouvelles mutations du virus se sont rapidement propagées dans la belle province.

« Au fil du temps, l’immunité collective diminue et ces nouvelles variations peuvent mieux échapper à nos défenses si nous les ramenons ici. Lorsque la dernière dose commence à dater, nous perdons des anticorps.



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Elle souligne que les sociétés pharmaceutiques qui produisent des vaccins travaillent dur pour commercialiser d’ici le début de l’automne un nouveau produit qui permettra de mieux lutter contre les nouveaux variants.

Pas de virus saisonnier

On s’attendait à ce que 2024 soit la première année sans deux vagues de COVID-19. Ces dernières semaines, les espoirs ont pris fin que le virus contre lequel l’humanité lutte depuis 2020 entrerait dans la catégorie des virus respiratoires saisonniers.

« On semblait y aller, mais aujourd’hui c’est moins le cas. Le COVID-19 se distingue par sa capacité à muter et il faut savoir s’adapter », conclut le D.R. Langtin.

La résurgence du COVID-19 en chiffres

  • 671 patients hospitalisés avec COVID-19
  • Hausse de 10,5% des tests positifs entre avril et juillet
  • 518 décès recensés depuis janvier 2024, dont 50 en juin

*Source : Données INSPQ COVID-19 au 2 juillet 2024

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By medimax

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