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Depuis sa ferme aquacole de Montauban, Eric Constans produit de la spiruline, qu’il commercialise principalement sous forme liquide. De nombreux patients, sportifs, chefs et anciennes reines de beauté ont été conquis. Explication.

Les excès des vacances, le froid, la fatigue chronique, l’éternelle série de bonnes intentions : de nombreux Français cherchent en ce début d’année la formule miracle pour donner un coup de fouet à leur corps. Eric Constans a trouvé la solution il y a longtemps à Montauban. Dans sa ferme aquacole de Verlhaguet, le fabricant de spiruline produit depuis 2017 ces cyanobactéries que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) présentait en 1974 comme « le meilleur aliment pour l’humanité du 21e siècle ». J’ai commencé cela parce que je cherchais un produit naturel contenant du fer pour aider ma femme qui avait des carences importantes pendant sa grossesse. Jusque-là, je n’avais jamais entendu parler de la spiruline », se souvient Eric Constans, qui a travaillé à la SNCF avant de se lancer dans le secteur agricole. Alors lorsqu’il a mieux compris les nombreuses vertus de cette algue verte microcosmique, il a dessiné les yeux fermés.

Plus puissant que la vitamine C

Protéines végétales, fibres, vitamines, omégas ou minéraux : pour un œil non averti, il est difficile d’imaginer qu’une bactérie puisse contenir un tel concentré d’énergie. « Bien entendu, la spiruline est plus puissante que la vitamine C, une des rares vitamines à ne pas entrer dans la composition », souligne Eric Constans. Il lui suffit de jeter un œil à ses deux bassins de 360 ​​m2 chacun pour savoir quand les fameuses algues seront prêtes à être récoltées. A ce stade, il n’a pratiquement rien à faire, il lui suffit de surveiller la température de l’eau, qui doit être comprise entre 25 et 35 degrés avec un PH compris entre 10,5 et 11, et de s’assurer que l’exposition à la lumière est suffisante. Lorsque les conditions sont optimales, la spiruline pousse de 20 à 25 % par jour en préparation d’une récolte qui a lieu d’avril à octobre. “Je ne le nourris pas : il trouve sa nourriture dans l’air et dans l’eau”, explique l’artisan montalbanais, qui travaille uniquement en circuit fermé, car l’eau contenant de la spiruline aboutit directement dans son laboratoire grâce à un système de pompe. Une fois les algues récoltées, l’eau est réinjectée dans les mêmes bassins. Et bien sûr, aucun produit chimique n’a le droit d’être mentionné dans « La Spiruline de Montauban », du nom de l’entreprise d’Éric Constans.

Même s’il surfe sur une vague qui ne fait que commencer, l’artisan montalbanais a rapidement choisi de se distinguer en travaillant des produits frais. Depuis maintenant trois ans, il extrait lui-même les molécules de spiruline pour les commercialiser sous forme liquide et non sous forme de comprimés, de poudre ou de flocons comme c’est souvent le cas sur le marché grand public. « Sous forme liquide, l’organisme, composé à 65 % d’eau, absorbe mieux les nombreuses vitamines et minéraux contenus dans la spiruline. Sous forme sèche, seuls 30 % de ces éléments sont absorbés par l’organisme », explique Eric Constans, qui travaille principalement avec des chercheurs parisiens.

Ainsi, la « Spiruline de Montauban » se consomme principalement sous forme de simple sirop contre la toux que l’on peut varier à volonté grâce à ses trois molécules actives principales : la phycocyanine, les caroténoïdes et la chlorophylle. « C’est formidable pour le système immunitaire », constate Eric Constans, qui accueille de plus en plus de patients atteints de pathologies graves, comme le cancer ou les maladies de Parkinson et d’Alzheimer, à la recherche d’un complément naturel à leur traitement. Mais les affections cutanées, comme l’eczéma ou le psoriasis, sont également très réceptives à la spiruline. Sans oublier ses déclinaisons cosmétiques, avec son pouvoir antioxydant ou anti-inflammatoire. Remarquable. « Nous avons même fabriqué du biocarburant ! Les perspectives pour la spiruline sont infinies », sourit Rémi Constans.

Des collaborations de prestige

La spiruline produite par Eric Constans a attiré l’attention de plusieurs chefs qui l’ont parfois transformée en chips, mousseline, pâtes, etc. Par exemple, Stéphane Cornu, du temps où il travaillait au restaurant Belvédère, n’a pas hésité à intégrer ce produit dans ses menus servis à Lauzerte. Le même défi que s’est relevé Thierry Pszonka dans le double étoile « Les Sens ». Par ailleurs, « La Spiruline de Montauban » est régulièrement sollicitée par l’ancienne Miss France Elodie Gossuin ou encore Melinda Noel, qui travaille comme maquilleuse pour artistes depuis près de 20 ans. De la même manière, l’entreprise montalbanaise fournit des athlètes comme le triathlète Toumy Deghamm ou le coureur Laurent Jalabert. A noter enfin qu’Eric Constans ouvre régulièrement la porte de son entreprise à des clubs sportifs, des associations ou des établissements d’enseignement supérieur, comme les lycées techniques de Toulouse, le lycée Capou ou le LPA de Moissac.

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