Durant la pandémie de COVID-19, plusieurs types de séquelles, notamment pulmonaires ou respiratoires, ont été identifiées chez des patients guéris de l’infection. Ces séquelles ou symptômes, qui ne peuvent être attribués à aucune autre cause que la COVID, ont caractérisé le « syndrome post-COVID » ou « COVID long ».

Ainsi, parmi les symptômes identifiés du COVID long, il existe plusieurs types de manifestations pulmonaires, parmi lesquelles – citent les auteurs – :

  • réduction du scanner après infection, associée à la nécessité d’une ventilation mécanique invasive pendant la phase aiguë de la maladie,
  • une réduction de la capacité de diffusion du monoxyde de carbone observée même six mois après le COVID ;
  • un risque accru de séquelles pulmonaires à long terme, notamment des anomalies structurelles des poumons et une diffusion altérée de l’O2.

L’étude ont donc cherché à élucider les conséquences pulmonaires post-COVID, à court et moyen terme, et éventuellement leurs facteurs de risque respectifs, dans une cohorte de patients, avant la disponibilité des vaccins. L’autre objectif était de déterminer les voies inflammatoires au niveau cellulaire et moléculaire associées à une insuffisance pulmonaire persistante au fil du temps.

Ainsi, 60 sujets atteints du COVID-19 (léger, modéré ou sévère) ont été évalués quatre mois après l’infection, pour identifier ceux qui avaient développé un COVID de longue durée, avec des séquelles pulmonaires. Lorsque ces séquelles ont été identifiées, les chercheurs ont identifié les paramètres clés à l’origine de cette pathologie lors de la phase aiguë, quatre mois puis douze mois après l’infection. Les chercheurs ont également pris en compte certaines caractéristiques cliniques, comme les comorbidités, la santé mentale, la santé physique, la fatigue, les fonctions cardiopulmonaires et les caractéristiques du sommeil. Ces évaluations après 4 et 12 mois montrent :

  • une prévalence élevée, chez les patients souffrant de problèmes pulmonaires, de troubles du sommeil, de dysfonctionnements métaboliques, de résistance à l’insuline et de diabète ;
  • différents modèles évolutifs de ces patients souffrant de problèmes pulmonaires au fil du temps ;
  • un lien évident entre ces problèmes pulmonaires et l’âge avancé, la détresse respiratoire aiguë, l’hypertension (hypertension) et la résistance à l’insuline ;

  • toujours chez les patients présentant des lésions pulmonaires, jusqu’à 12 mois après l’infection, un état hypoxique, une inflammation systémique plus importante affectant la paroi endothéliale, une phagocytose réduite, une augmentation du syndrome métabolique et une résistance à l’insuline.

Les chercheurs concluent que ces patients atteints de COVID long, présentant des troubles respiratoires, devraient être suivis par des équipes multidisciplinaires et bénéficier de thérapies telles que des programmes d’exercices adaptés, un soutien en santé mentale et une intervention nutritionnelle.

Même si entre 10 et 20 % des personnes infectées par le COVID développeront une forme chronique de la maladie, il est essentiel de mieux définir les parcours spécifiques et les parcours de soins les plus adaptés.

medimax

By medimax

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *