Les chiffres illustrent à la fois le caractère commun et la complexité de la définition du phénomène : selon des études, entre 300 000 et 2,5 millions de Français seraient touchés par une situation de burn-out. Autrement dit : une véritable épidémie, dans laquelle la prise en charge et la prévention des rechutes sont centrales.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) caractérise l’épuisement professionnel »comme une sensation de fatigue intense, une perte de contrôle et une incapacité à obtenir des résultats concrets au travail“. La Haute autorité de santé publique (HAS) définit à son tour un “épuisement physique, émotionnel et mental résultant d’investissements à long terme dans des situations de travail émotionnellement exigeantes“.

Arrêt!

En présence d’un syndrome de burn-out, le but est d’appuyer sur le « bouton »Pause. ‘”Le meilleur remède reste d’arrêter de travailler et donc de se reposer.», précise le Dr Patrick Lemoine, psychiatre, auteur de A quoi servent les symptômes ? (éditrice Odile Jacob). Autrement dit : prendre ses distances avec le contexte socioprofessionnel qui est à l’origine du problème.

Un sevrage médicamenteux ?

Selon la HAS, “Le traitement du trouble peut inclure un traitement non pharmacologique basé sur des interventions psychothérapeutiques ou psychophysiques.», réalisée par un professionnel de santé ou un psychologue formé à ces techniques. Le Dr Lemoine abonde dans le même sens et évoque même une forme de «sevrage médicamenteux“, parce que comme le “neuroleptiques et autres sédatifs“, bon nombre de molécules”ont tendance à masquer la réalité de la souffrance et de la maladie“. Antidépresseurs ? Le psychiatre est plus nuancé : “Ils sont efficaces contre les troubles anxieux et la dépression sévère. il insiste. « Si possible, ils ne doivent pas être administrés trop longtemps et à des doses pas trop importantes.“.

Identifier et supprimer la cause

Outre le repos, les soins doivent aussi et surtout être propices àaider le patient à identifier la cause de l’EMDR*“.

Si des problèmes d’organisation du travail surviennent, “Il est particulièrement important d’apprendre à fragmenter le travail, à identifier les moments clés de la journée où l’on est le plus efficace. Mais le psychiatre ne nie pas que dans certains cas’comme les personnes travaillant dans des entrepôts logistiques, avec des horaires complexes, il peut être difficile d’intervenir. Parce que nous rencontrons aussi une réalité socio-économique…« Et pour prévenir : » si la personne reprend le travail sans éliminer la cause de son burn-out, le risque de rechute est élevé…

* “Cette approche thérapeutique vise à traiter les conséquences d’un traumatisme psychologique en combinant un rappel mental par le patient du souvenir traumatique avec une alternance de stimulations sensorielles bilatérales (avec des mouvements oculaires induits, par exemple en demandant au patient de mesurer le mouvement des doigts du patient) ou stimulation tactile alternative sur les genoux, ou stimulation auditive). selon la définition de l’Inserm.

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